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Géométrie · 4 affiches · formule n° 37

Le cercle trigonométrique

Le cercle trigonométrique est le cercle de rayon 1 centré à l’origine d’un repère : à chaque angle, il associe un point dont les coordonnées sont le cosinus et le sinus de cet angle. Ce point étant à la distance 1 du centre, cos² + sin² = 1.

Voir les 4 affiches Calculer en ligne 14 contrôles par le calcul

Pour tout réel θ\theta, le point du cercle de rayon 1 associé à l’angle θ\theta a pour coordonnées (cos⁡θ,sin⁡θ)(\cos\theta, \sin\theta). Dessin : les seize angles remarquables et, pour θ=π/3\theta = \pi/3, le triangle rectangle de côtés 1/21/2, 3/2\sqrt{3}/2 et 1.

Calculer en ligne

Convertir des degrés en radians (et l’inverse)

Un tour complet vaut 360 degrés, soit 2π radians. Le cosinus et le sinus de l’angle sont donnés avec la conversion.

Quatre styles

Les affiches

La même formule, le même dessin calculé, en Papier, Nuit, Bauhaus ou Tableau noir. En affiche, toile, plexiglas ou aluminium.

Ce que dit la formule

On se place dans un repère orthonormé d’origine OO. Le cercle trigonométrique est le cercle de centre OO et de rayon 1, parcouru dans le sens direct, c’est-à-dire le sens inverse des aiguilles d’une montre. On part du point II de coordonnées (1;0)(1\,;\,0).

À tout nombre réel θ\theta, on associe un point MM du cercle : on parcourt depuis II un arc de longueur |θ||\theta|, dans le sens direct si θ\theta est positif, dans l’autre sens s’il est négatif. Par définition, le cosinus de θ\theta est l’abscisse de MM et le sinus de θ\theta est son ordonnée : MM a pour coordonnées (cos⁡θ;sin⁡θ)(\cos\theta\,;\,\sin\theta). Pour tout réel θ\theta :

cos2⁡θ+sin2⁡θ=1\cos^2\theta + \sin^2\theta = 1
  • θ\theta est la mesure de l’angle IOM^\widehat{IOM} en radians : c’est la longueur de l’arc parcouru sur le cercle de rayon 1. Un tour complet mesure 2π2\pi radians, soit 360° ; un demi-tour, π\pi radians, soit 180°.
  • cos⁡θ\cos\theta et sin⁡θ\sin\theta sont des nombres compris entre −1-1 et 11, puisque MM reste sur un cercle de rayon 1.
  • cos2⁡θ\cos^2\theta est une écriture abrégée de (cos⁡θ)2(\cos\theta)^2, le carré du cosinus ; de même pour sin2⁡θ\sin^2\theta.

Deux conséquences se lisent directement sur le cercle. Ajouter un tour complet ramène au même point, donc cos⁡(θ+2π)=cos⁡θ\cos(\theta + 2\pi) = \cos\theta et sin⁡(θ+2π)=sin⁡θ\sin(\theta + 2\pi) = \sin\theta : cosinus et sinus sont périodiques de période 2π2\pi. Et le symétrique de MM par rapport à l’axe des abscisses correspond à −θ-\theta, d’où cos⁡(−θ)=cos⁡θ\cos(-\theta) = \cos\theta et sin⁡(−θ)=−sin⁡θ\sin(-\theta) = -\sin\theta.

Les valeurs remarquables du premier quart de tour sont à connaître :

  • θ=0\theta = 0 : cos⁡θ=1\cos\theta = 1 et sin⁡θ=0\sin\theta = 0 ;
  • θ=π6\theta = \frac{\pi}{6} (30°) : cos⁡θ=32\cos\theta = \frac{\sqrt{3}}{2} et sin⁡θ=12\sin\theta = \frac{1}{2} ;
  • θ=π4\theta = \frac{\pi}{4} (45°) : cos⁡θ=sin⁡θ=22\cos\theta = \sin\theta = \frac{\sqrt{2}}{2} ;
  • θ=π3\theta = \frac{\pi}{3} (60°) : cos⁡θ=12\cos\theta = \frac{1}{2} et sin⁡θ=32\sin\theta = \frac{\sqrt{3}}{2} ;
  • θ=π2\theta = \frac{\pi}{2} (90°) : cos⁡θ=0\cos\theta = 0 et sin⁡θ=1\sin\theta = 1.

Les autres angles remarquables s’en déduisent par symétrie : seuls les signes changent d’un quart de tour à l’autre.

Un exemple

Un angle remarquable. Prenons θ=5π6\theta = \frac{5\pi}{6}, soit 150°. Le point MM est le symétrique, par rapport à l’axe des ordonnées, du point associé à π6\frac{\pi}{6} : son abscisse change de signe, son ordonnée ne change pas. Donc cos⁡5π6=−32\cos\frac{5\pi}{6} = -\frac{\sqrt{3}}{2} et sin⁡5π6=12\sin\frac{5\pi}{6} = \frac{1}{2}. On vérifie la formule : 34+14=1\frac{3}{4} + \frac{1}{4} = 1.

Retrouver un cosinus à partir d’un sinus. On sait que sin⁡θ=0,6\sin\theta = 0{,}6 et que θ\theta est compris entre π2\frac{\pi}{2} et π\pi. Que vaut cos⁡θ\cos\theta ?

  1. La formule donne cos2⁡θ=1−0,62=1−0,36=0,64\cos^2\theta = 1 - 0{,}6^2 = 1 - 0{,}36 = 0{,}64.
  2. Donc cos⁡θ=0,8\cos\theta = 0{,}8 ou cos⁡θ=−0,8\cos\theta = -0{,}8.
  3. Entre π2\frac{\pi}{2} et π\pi, le point MM est à gauche de l’axe des ordonnées : son abscisse est négative. Donc cos⁡θ=−0,8\cos\theta = -0{,}8.

L’angle vaut ici environ 2,498 radians, soit environ 143,13°. La formule seule donne le carré du cosinus ; c’est la position du point sur le cercle qui fixe le signe.

Pourquoi c’est vrai

Soit HH le pied de la perpendiculaire à l’axe des abscisses menée depuis MM. Le point HH a pour coordonnées (cos⁡θ;0)(\cos\theta\,;\,0). Si MM n’est sur aucun des deux axes, le triangle OHMOHM est rectangle en HH, et ses côtés de l’angle droit mesurent |cos⁡θ||\cos\theta| et |sin⁡θ||\sin\theta|. Son hypoténuse [OM][OM] est un rayon du cercle : elle mesure 1. Le théorème de Pythagore donne alors

|cos⁡θ|2+|sin⁡θ|2=12,|\cos\theta|^2 + |\sin\theta|^2 = 1^2,

et comme un carré ne dépend pas du signe, cos2⁡θ+sin2⁡θ=1\cos^2\theta + \sin^2\theta = 1. Si MM est sur un axe, l’une des coordonnées est nulle et l’autre vaut 11 ou −1-1 : l’égalité est encore vraie.

Autrement dit, la formule n’est rien d’autre que l’équation du cercle de centre OO et de rayon 1, x2+y2=1x^2 + y^2 = 1, écrite pour le point MM. Le rayon 1 est essentiel : sur un cercle de rayon RR, les coordonnées du point valent Rcos⁡θR\cos\theta et Rsin⁡θR\sin\theta, et leurs carrés ont pour somme R2R^2.

Un peu d’histoire

Les astronomes grecs ne parlaient pas de sinus mais de cordes : la longueur du segment qui joint les deux extrémités d’un arc. Hipparque, au IIe siècle av. J.-C., aurait dressé une première table de cordes, aujourd’hui perdue. Celle de Ptolémée, dans l’Almageste (IIe siècle de notre ère), nous est parvenue ; elle utilise un cercle de 120 parties de diamètre, et non de rayon 1.

Les traités d’astronomie indiens de l’époque Gupta, comme l’Aryabhatiya, travaillent avec la demi-corde, appelée jyā : c’est l’ancêtre direct du sinus. Le mot est passé en arabe, puis en latin, où une lecture fautive de l’écriture arabe a donné sinus, qui signifie « pli » ou « baie ». Le mot cosinus apparaît comme abréviation de sinus complementi, le sinus du complément, dans le Canon triangulorum d’Edmund Gunter (1620).

Au XVIIIe siècle, notamment avec l’Introductio in analysin infinitorum de Leonhard Euler (1748), sinus et cosinus sont étudiés comme des fonctions d’un nombre réel. Sur un cercle de rayon 1, ce ne sont plus des longueurs liées à un cercle particulier, mais de simples nombres : c’est le point de vue du cercle trigonométrique enseigné aujourd’hui.

Ce que montre l’affiche

Le programme trace le cercle de rayon 1 et place les seize angles remarquables, multiples de π6\frac{\pi}{6} et de π4\frac{\pi}{4} ; chaque étiquette est une fraction de π\pi réduite par le calcul. Pour θ=π3\theta = \frac{\pi}{3}, il colore le triangle rectangle formé par le cosinus (sur l’axe horizontal), le sinus (à la verticale) et le rayon 1, et affiche leurs valeurs exactes, 12\frac{1}{2} et 32\frac{\sqrt{3}}{2}, obtenues par le calcul puis contrôlées numériquement. Sous la formule, la deuxième ligne vérifie l’égalité pour cet angle : 14+34=1\frac{1}{4} + \frac{3}{4} = 1. Comme tous les dessins de la boutique, il est calculé par des programmes écrits pour l’atelier, à partir de la formule elle-même, et existe en quatre styles : Papier, Nuit, Bauhaus et Tableau noir.

Pour aller plus loin

Vérifiée par le calcul

Les contrôles de cette formule

Avant d'imprimer l'affiche, un programme met la formule à l'épreuve. Voici ce qu'il a calculé (dernier passage le 11 octobre 2026) ; si un seul de ces contrôles échouait, l'affiche ne serait pas produite. Notre méthode

  • cos²θ + sin²θ = 1 sur 10 000 angles tirés entre −1 000 et 1 000 radécart maximal 2.22e-16
  • même identité avec cos et sin calculés par leurs séries entières (sans Math.cos ni Math.sin)écart maximal 2.22e-15 ; séries contre Math : 9.44e-14
  • périodicité : cos(θ + 2π) = cos θ et sin(θ + 2π) = sin θ sur 10 000 anglesécart maximal 2.16e-14
  • symétries : cos(−θ) = cos θ, sin(−θ) = −sin θ, sin(π − θ) = sin θ, cos(π − θ) = −cos θécart maximal 1.08e-14
  • valeurs exactes des 16 angles remarquables (√ et fractions) = calcul, et cos² + sin² = 1 en fractionsécart maximal 4.44e-16
  • cos π/3 = 1/2 (écrit \frac{1}{2})obtenu 0.5, attendu 0.5, écart 0.00e+0 (tolérance 1e-15)
  • sin π/6 = 1/2 (écrit \frac{1}{2})obtenu 0.5, attendu 0.5, écart 0.00e+0 (tolérance 1e-15)
  • cos π/4 = √2/2 (écrit \frac{\sqrt{2}}{2})obtenu 0.7071067811865476, attendu 0.7071067811865476, écart 0.00e+0 (tolérance 1e-15)
  • sin π/3 = √3/2 (écrit \frac{\sqrt{3}}{2})obtenu 0.8660254037844386, attendu 0.8660254037844386, écart 0.00e+0 (tolérance 1e-15)
  • cos π = −1 (écrit -1)obtenu -1, attendu -1, écart 0.00e+0 (tolérance 1e-15)
  • sin 3π/2 = −1 (écrit -1)obtenu -1, attendu -1, écart 0.00e+0 (tolérance 1e-15)
  • écritures exactes : cos π/3 → \frac{1}{2}, sin π/3 → \frac{\sqrt{3}}{2}, cos 3π/4 → -\frac{\sqrt{2}}{2}
  • rayon 2 : x² + y² = 4 ≠ 1, mais (x/2)² + (y/2)² = 1 (le rayon 1 est indispensable)
  • les 16 points du dessin sont à la distance 1 du centreécart maximal 0.00e+0

Sources

À lire aussi

Questions fréquentes

Comment passer des degrés aux radians ?

On multiplie par π180\frac{\pi}{180}, car 180° correspondent à π\pi radians. Ainsi 45° valent π4\frac{\pi}{4} radian, et un radian vaut environ 57,3°.

Comment retenir les valeurs remarquables du cercle trigonométrique ?

Pour 0, π6\frac{\pi}{6}, π4\frac{\pi}{4}, π3\frac{\pi}{3} et π2\frac{\pi}{2}, les sinus s’écrivent 02\frac{\sqrt{0}}{2}, 12\frac{\sqrt{1}}{2}, 22\frac{\sqrt{2}}{2}, 32\frac{\sqrt{3}}{2} et 42\frac{\sqrt{4}}{2}, soit 0, 12\frac{1}{2}, 22\frac{\sqrt{2}}{2}, 32\frac{\sqrt{3}}{2} et 1 ; les cosinus sont les mêmes valeurs dans l’ordre inverse.

Pourquoi le rayon du cercle trigonométrique vaut-il 1 ?

Avec un rayon 1, les coordonnées du point sont exactement le cosinus et le sinus, et la longueur de l’arc parcouru est exactement la mesure de l’angle en radians. Avec un autre rayon RR, il faudrait tout diviser par RR.

Le cosinus ou le sinus peuvent-ils dépasser 1 ?

Non, pour un angle réel : ce sont les coordonnées d’un point d’un cercle de rayon 1, donc ils restent entre −1-1 et 11. C’est aussi une conséquence de cos2⁡θ+sin2⁡θ=1\cos^2\theta + \sin^2\theta = 1.

Où lit-on la tangente sur le cercle trigonométrique ?

Lorsque cos⁡θ≠0\cos\theta \neq 0, tan⁡θ=sin⁡θcos⁡θ\tan\theta = \frac{\sin\theta}{\cos\theta}. C’est l’ordonnée du point où la droite (OM)(OM) coupe la droite verticale tangente au cercle en II, d’où son nom.